L’implantation d’églises


Je suis tombé ce matin sur un excellent article qui parlait d’implantation d’églises et une expression m’a arrêté tout net et vous allez comprendre pourquoi.

Cela disait…

« Au-delà de l’aide à l’implantation d’églises organiques…. »

Nous avons les églises institutionnelles, les églises de réveil, les églises de maison, l’église émergente et bien d’autres encore, chacun s’efforce d’implanter des églises qui correspondraient plus à une réalité biblique que celles où nous sommes si mal, et des tonnes de bouquins se vendent à ce propos.

Nous ferons juste une petite remarque.

Aucune de ces tentative ne fonctionne (sinon fabriquer des clones) et on se demande pourquoi personne ne trouve le Saint Graal alors que c’est si simple.

« Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.» Matthieu 18:20

La réalité est sans doute prosaïque et j’ai eu confirmation de ce que je savais déjà en partageant avec ce que j’appelle les Grands noms , c’est à dire des ministères, qu’ils soient dirigeants d’églises, enseignants ou autres pratiquant la délivrance ou du moins essayant car il est bien connu que souvent leur travail acharné et courageux ne sert pas à grand chose.

D’ailleurs, en parlant de ces derniers, ils devraient pourtant savoir que le mot « délivrance » se réfère tout d’abord au péché et donc au Salut comme en témoigne cette définition

« De quoi sommes-nous sauvés ? Dans la doctrine chrétienne du salut, nous sommes sauvés de la « colère », c’est-à-dire du jugement de Dieu concernant notre péché (Romains 5 : 9 ; 1 Thessaloniciens 5 : 9). Le péché nous a séparés de Dieu, et la conséquence du péché, c’est la mort (Romains 6 : 23). Le salut biblique se réfère à notre délivrance des conséquences du péché et implique donc l’effacement de ce dernier. »

En savoir plus…

A quoi sert-il de chasser des démons à tout va chez les « chrétiens » s’ils sont toujours en fait sous la malédiction des ténèbres, nous savons que « le système évangélique » fabrique de nos jours plus de religieux que de disciples, et je viens d’en avoir encore ce matin un exemple avec un gars qui avait de belles paroles à la bouche que je ne veux pas entendre parce qu’après plus de vingt ans de « conversion », il  en est encore à garder ses péchés et ses problèmes qu’ils soient existentiels, psychiques, moraux et sociaux.

Mais quand on parle de renoncement à soi-même, fini la discussion et le mec vous raccroche au nez et ne répond plus aux mails.

Ils sont légion dans nos églises les pharisiens qui ont le discours mais pas la vraie vie, mais ce n’est pas le sujet de ce billet et ce qui m’intéresse aujourd’hui est l’implantation de nouvelles églises.

Il semble qu’on veuille encourager cet excellent projet mais, si tout le monde est plus ou moins d’accord pour reconnaître que la forme ne ressemble pas au modèle biblique, on ne se préoccupe pas du fond (des problèmes qu’on y trouve) et même les Grands noms, surtout eux, ne veulent pas avouer en public qu’il faudrait peut-être se remettre en question.

Évidemment, ils perdraient leur audience et leur gagne pain par la même occasion, mais il faudrait savoir qui ils servent. Leur boulot ou le Christ. :-//

Il m’est venu à l’idée ce matin en lisant cette phrase, « Au-delà de l’aide à l’implantation d’églises organiques…. » que nous avions tout faux, et que de nouvelles églises n’ont pas besoin d’être implantées puisqu’elles existent déjà puisque l’Église est le rassemblement des croyants (chrétiens s’entend) et qu’une église établie sur d’autres bases que le Roc ne ressemble pas à grand chose de plus qu’un club du dimanche.

Plutôt que de parler d’implantation d’églises, nous devrions dire….

– Nous allons évangéliser une région où il n’y a pas de présence chrétienne et l’Eglise s’implantera là-bas aussi.

…Et implanter quoi que ce soit sur une réalité non biblique ne serait qu’un ersatz d’église comme les autres, où les vrais disciples ne se sentiraient pas bien, voire rejetés, et il serait impensable d’y inviter les prosélytes.

L’église est là où se trouve un (vrai) frère et, si ce dernier peut se rassembler avec d’autres dans une maison ou un local dédié quand c’est plus pratique parce que la communauté dépasse la centaine de chrétiens dans une même ville, il est parfaitement vain de vouloir imaginer vouloir « implanter une église » avec des gens qui ne sont pas réellement convertis. L’aviez-vous vu comme cela ?

Il en est de même pour la formation de disciple.

Cela ne fonctionne jamais, ou très rarement, et, si les instituts genre « école biblique » ou « école de disciples » foisonnent à loisir avec pas mal de succès, cela ne veut pas dire pour autant que leurs élèves aient commencé par « renoncer à eux même » et de plus, il est évident qu’elles sont réservées à ceux qui en ont les moyens financiers à défaut de moyens spirituels.

On construit donc des églises sur du sable et on s’étonne que « le monde » et le péché envahissent le lieu saint.

Il y a quelques années, je prétendais en rigolant qu’il faudrait brûler les églises, et elles n’étaient à l’époque pas aussi polluées que maintenant. Nous y croyions encore.
Nous ne sommes déjà pas capable de gérer sainement ce que nous avons et nous voulons implanter d’autres églises qui ressemblent à la nôtre et qui fabrique (ou fait perdurer) un système que les frères quittent ne sachant plus où aller.
 Je voudrais m’adresser très fraternellement à ces frères.

On vous nomme les « Sans église », ce qui est péjoratif et malsain car si vous êtes sans « église » (voyez les guillemets) vous n’êtes pas sans Église. L’église, c’est vous. 🙂

Le grand danger qui vous guette, c’est de penser édifier une autre église avec vos semblables dans votre coin et, allez savoir pourquoi, c’est très difficile à réaliser et je vais faire un article dédié à la question.

Il est remarquable de constater que, s’il est facile de communiquer avec des frères « sans église » sur le net et de nous lamenter sur les imperfections et tabous de ce que nous appelons « Église visible » actuelle, il est très difficile de construire ensemble quelque chose, et même toutes les tentatives de rassembler ces malheureux Sans Eglise Fixe ont lamentablement échoué même sur des sites prestigieux qui n’y ont jamais réussi. En France tout au moins.

Je me suis longtemps posé la question de savoir pourquoi et je ne réalise que ce matin la clef de ce mystère.

C’est, outre la culpabilité que les chefs religieux nous ont mis sur le dos de « quitter notre assemblée », parce que nous avons cette idée erronée concernant l’église locale qui voudrait nous faire croire qu’elle doit être instituée et encadrée par tout un pool d’anciens, évêques et les cinq ministères, et c’est en lisant et méditant une autre phrase trouvée  ce matin que j’ai enfin compris notre erreur.

« Ceux d’entre nous qui ont quitté l’Égypte et la Babylone ont besoin d’être vidé de beaucoup de bagages religieux. L’expérience du désert est conçue pour faire exactement cela. C’est le lieu de la désintoxication religieuse. »

Ce n’est  à mon sens pas plus difficile que cela et, quand nous nous serons débarrassés d’idées reçues qui nous bloquent et sont un véritable mur spirituel qui nous empêche d’avancer, nous serons libérés et enfin prêts à communiquer notre foi et à la partager avec nos frères en Christ au sein de Son Église, et peut-être alors pourrons nous nous  organiser en église locale sans subir les tensions et horreurs que nous avons fui et où nous ne pouvons emmener personne.

Je vous propose que nous y réfléchissions ensemble.

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4 commentaires pour L’implantation d’églises

  1. samuel dit :

    « De quoi sommes-nous sauvés ? Dans la doctrine chrétienne du salut, nous sommes sauvés de la « colère », c’est-à-dire du jugement de Dieu concernant notre péché (Romains 5 : 9 ; 1 Thessaloniciens 5 : 9). Le péché nous a séparés de Dieu, et la conséquence du péché, c’est la mort (Romains 6 : 23). Le salut biblique se réfère à notre délivrance des conséquences du péché et implique donc l’effacement de ce dernier. »

    LIBÉRÉS – DÉLIVRÉS (même racine) AFFRANCHIS ARRACHES

    De quoi Jésus nous a-t-il libérés ?

    DU PÉCHÉ Bien entendu, mais que de choses sont englobées dans ce petit mot.

    1 De l’illusion d’être libre et sans péché. Du ni dieu ni maitre ou s’il y a un bon Dieu, je serai le premier sauvé ; moi, le meilleur de tous les hommes (Rousseau).

    Quand l’homme est confronté avec le Dieu des cieux,
    Lui qui se croyait juste en son cœur orgueilleux,
    Quand sa fière façade s’effondre tout d’un coup,
    Alors il ne peut plus que tomber à genoux.

    2 Des illusions de la religion. Des vaines recherches de salut par l’homme et les systèmes qu’il a établis. Des efforts pour se sauver soi-même, de compenser les mauvaises actions par des bonnes…

    Des pays de l’aurore Aux plaines du couchant, Partout où l’homme adore, S’élève un cri touchant :
    C’est la clameur immense Des peuples à genoux -N’est-il point de clémence, Point de grâce pour nous ?
    En vain, dans sa détresse, L’homme, sous tous les cieux, Dresse et détruit sans cesse Des temples pour ses dieux.
    Toute prière est vaine Car ces dieux sont mortels, Et tu meurs, foule humaine, Au pied de tes autels!
    (Ruben Saillens ; Ailes de la Foi 510).

    3 De toutes les barrières intellectuelles et sentimentales qui nous barrent l’accès à la Croix : tu vas renier la religion de tes parents, t’es fou, c’est une folie, une religion de boucherie, les savants n’y croient pas, ton pasteur non plus (c’est vrai) ; regarde les momiers, ces mystiques ne sont pas meilleurs que toi ; tous des hypocrites ; bon dieu d’église : diable de maison….et puis surtout : tu n’y arrivera jamais, le chemin est bien trop dur…

    Trois étapes préliminaires : la délivrances des obstacles à la délivrance!
    Et nous voici face à la Croix, contemplant l’œuvre de salut accomplie une fois pour toutes par le Dieu saint qui prend sur lui le péché du monde, le mien, et le fardeau tombe des épaules (lire et relire le Voyage du Pèlerin de John Bunyan). nous entrons maintenant dans la délivrance proprement dite.

    JÉSUS NOUS DÉLIVRE (je ne crois pas qu’il soit possible de tout entrevoir!)

    4 Nous l’avons dit : du fardeau du péché, l’insupportable honte qui suit la prise de conscience du péché ; le sentiment écrasant d’une dette impossible à honorer. tétélestai, c’est fait, il a payé ma dette, tout est accompli, je suis libre.

    5 De la crainte de la mort. (conséquence du péché). (les chiffres n’ont pas une valeur chronologique : ces choses sont simultanées, mais on en prend conscience dans un ordre différent selon les individus)

    6 De la condamnation du péché, de l’enfer (salaire, gages..), de la colère divine et des accusations du diable et de la conscience, jusqu’à découvrir que si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur.

    7 De la puissance du péché.( C’est le gouffre qui sépare la théologie de la vie Chrétienne : ce n’est pas à vous de connaître, mais vous recevrez une puissance! pas une théorie parmi d’autres mais la force miraculeuse de la Grâce, l’homme plus fort qui vainc l’homme fort.), des exigences de notre nature adamique, pulsions, faiblesses, vices et des subterfuges de notre cœur tortueux par-dessus tout.

    8 De la vaine manière de vivre héritée de nos pères. Arrachés du présent siècle mauvais . Orgueil, ambitions terrestres, habitudes, indifférence, faux raisonnements : l’illumination des yeux du cœur chasse l’obscurantisme (du siècle dit « des lumières », entre autres!).
    Quel long chemin! Quelle thérapie. Celui qui a commencé cette bonne oeuvre la rendra parfaite….. pour le jour de notre Seigneur…

    Déjà tant de chemin, Et je ne suis…qu’ici; Ah donnez-moi demain Et qu’enfin j’aie grandi!

    • paloque dit :

      Qui a écrit ce texte ?

      • samuel dit :

        Le chapeau introductif est issu de l’article en question faisant référence à un livre de ?.

        Pour les cantiques, j’essaie de citer titre, auteur et recueil (en cas d’ignorance j’indique les deux célébrissimes « inconnu » et « anonyme ».

        Pour le reste, vers et prose, si je ne dis rien c’est que c’est simplement de moi.
        J’avoue que c’est encore incomplet ; il faudrait parler de la mondanité, des séquelles des péchés des pères, des freins imposés par notre tempérament : timidité…

        Pour ma décharge, je l’ai tapé « d’abondance » pour répondre à la question précise « de quoi Christ nous a-t-il délivrés », posée sur « Chrétiens en réseau » et il m’a semblé qu’il pouvait être utile ici!

      • paloque dit :

        Merci Samuel pour ces précisions. 🙂

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